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Guide pratique

Quitter Vivino : exporter sa cave et la retrouver ailleurs

Vivino est souvent la première application de vin qu’on installe, et pour de bonnes raisons. Puis la cave grandit, on veut savoir quand ouvrir ses bouteilles, et on se retrouve face à un abonnement, à de la publicité et à une boutique. Avant de partir, mieux vaut savoir ce que l’on quitte, comment récupérer sa cave, et ce qui ne suivra pas.

Ce que Vivino fait très bien

Commençons par être juste : Vivino est le leader des applications de vin, et il le mérite sur plusieurs points.

  • Une communauté immense. Des millions d’amateurs notent et commentent les vins qu’ils boivent. Pour un vin inconnu, la note moyenne et les avis donnent un premier repère que personne d’autre n’offre à cette échelle.
  • Un scan instantané. Une photo de l’étiquette suffit pour retrouver le vin dans une base gigantesque, avec sa note et un ordre de prix.
  • Acheter en quelques gestes. Vivino est aussi une boutique : on peut commander un vin repéré sans quitter l’application.
  • Le côté social. Suivre des amis, voir ce qu’ils boivent, comparer ses notes : pour certains, c’est tout l’intérêt.

Si c’est ce que vous cherchez, Vivino reste un très bon choix, et rien n’empêche de le garder pour le scan en magasin.

Ce qui pousse à partir

Les reproches reviennent surtout chez ceux qui utilisent Vivino pour gérer une cave, ce qui n’est pas son cœur de métier :

  • Savoir quand ouvrir, c’est Premium. En gratuit, vous pouvez noter vous-même une fenêtre de dégustation. Celle que Vivino suggère pour chaque vin fait partie de l’abonnement Premium, autour de 4,99 € par mois ou 47,90 € par an dans la plupart des pays européens. C’est pourtant la question principale de quiconque garde du vin.
  • Une boutique très présente. Vivino est aussi un marchand de vin, et l’application le reflète : offres et suggestions d’achat y tiennent une place importante. La version gratuite affiche aussi de la publicité, que Premium retire.
  • Tout est pensé pour la communauté. Profil, abonnés, fil d’activité : utile pour partager, superflu quand on veut simplement tenir sa cave et son carnet pour soi.

Prix et fonctions de Vivino relevés en octobre 2026 ; ils varient selon les pays et peuvent évoluer.

Exporter sa cave Vivino

Vivino permet de récupérer la liste de votre cave dans un fichier CSV, lisible par n’importe quel tableur. La démarche se fait depuis le site vivino.com, plutôt que depuis l’application : cherchez l’export de votre cave, ou l’export des données de votre compte dans ses paramètres. L’emplacement du bouton change selon les versions, et la préparation du fichier peut prendre un moment. S’il arrive dans une archive compressée, ouvrez-la et gardez le fichier de votre cave.

Ce fichier contient, pour chaque vin, le domaine, le nom de la cuvée, le millésime, la région, le type et le nombre de bouteilles en cave. Il ne contient pas le prix payé, la contenance ni la fenêtre de dégustation. Gardez-le précieusement, même si vous ne l’importez nulle part : c’est la sauvegarde de votre cave.

L’importer dans Vinoteo

Vinoteo reconnaît un export Vivino tel quel, sans le retoucher :

  1. Dans Ma Cave, touchez « Ajouter une bouteille », puis « Importer plusieurs bouteilles depuis un CSV ».
  2. Choisissez le fichier reçu de Vivino. Vinoteo détecte qu’il vient de Vivino et associe chaque colonne au bon champ. Vous pouvez toujours changer une association.
  3. Vérifiez l’aperçu. Chaque ligne est marquée prête ou à corriger : une appellation que Vinoteo ne reconnaît pas, par exemple, se corrige directement dans l’aperçu.
  4. Lancez l’import. Les bouteilles entrent dans votre cave, et Vinoteo estime l’apogée de chacune à partir de son appellation et de son millésime.

Sur une vraie cave Vivino de 108 vins et 308 bouteilles, toutes les lignes sont arrivées prêtes à importer. L’import fait partie de l’offre gratuite et ne consomme aucun crédit IA, l’estimation des apogées non plus.

Ce qui ne suit pas

Mieux vaut le savoir avant de commencer :

  • Vos notes et vos avis Vivino ne sont pas repris : l’import transfère votre cave, pas votre historique de dégustation.
  • La contenance n’est pas exportée : toutes les bouteilles arrivent en 75 cl. Corrigez vos magnums et demi-bouteilles, leur apogée n’est pas la même.
  • Le prix payé n’est pas exporté non plus. Vous pouvez l’ajouter bouteille par bouteille si vous suivez la valeur de votre cave.
  • Une bouteille sans millésime entre en cave sans apogée : sans année de récolte, aucune estimation sérieuse n’est possible. L’aperçu vous dit combien sont concernées.

Vinoteo face à Vivino, honnêtement

Vinoteo ne cherche pas à refaire Vivino. Il fait moins de choses, et c’est voulu.

Ce que Vinoteo apporte

  • Une application simple. Votre cave, votre carnet de dégustation et vos accords, sans profil public ni fil d’activité à parcourir.
  • Une offre gratuite qui le reste. Pas de limite de bouteilles ni de durée. Ce qui est compté, ce sont les crédits IA : un scan d’étiquette, un accord ou une suggestion en utilisent un. Vous en avez 30 pour commencer, puis votre solde remonte à 20 chaque mois. Saisir une bouteille à la main, importer un fichier, estimer les apogées ou consulter les fiches n’en utilisent pas.
  • L’apogée de chaque bouteille, en gratuit. Vinoteo vous dit quels vins sont à boire maintenant et lesquels attendre. C’est le cœur de l’application, pas une option.
  • Des accords depuis votre cave. Vous dites ce que vous mangez, Vinoteo choisit parmi vos bouteilles. Voir les accords mets-vins depuis sa cave.
  • Un scan qui lit l’étiquette. Plutôt que de chercher le vin dans une base, Vinoteo lit ce qui est écrit : domaine, appellation, millésime, cépages, et le texte de la contre-étiquette si vous la photographiez. Un vin de petit domaine, absent des bases, se scanne aussi bien qu’un grand nom.
  • Vos données restent privées. Rien n’est public : vous choisissez ce que vous partagez, et avec qui. Vinoteo ne vend pas de vin, et aucune recommandation ne dépend d’une commission. Un seul encart partenaire, signalé comme tel, figure en bas de l’accueil.
  • Une application française. En français, pensée autour des appellations françaises.

Ce que Vinoteo ne fait pas (ou moins bien)

  • Pas de communauté. Vinoteo ne vous dira pas ce que des millions d’amateurs pensent d’un vin. Il vous dit ce que vous en avez pensé, et, au fil de vos notes, ce que vous aimez.
  • Pas d’achat dans l’application. Vous achetez où vous voulez, puis vous ajoutez la bouteille.
  • Un scan moins instantané. Lire l’étiquette prend quelques secondes, et chaque scan utilise un crédit.
  • Une application web. Vinoteo s’installe depuis le navigateur, sur l’écran d’accueil du téléphone ; il n’est pas sur l’App Store ni sur Google Play.
  • Surtout les vins français. Une appellation étrangère peut demander une correction à l’import.

Pour ceux qui veulent davantage de fonctions (plan de cave avec casiers et étagères, plusieurs caves, cave partagée en lecture, journal de cave et 500 crédits IA par mois), Vinoteo Pro coûte 3,99 € par mois ou 39,99 € par an.

Et les autres applications ?

Vinoteo n’est pas la seule porte de sortie. CellarTracker reste la référence des grands collectionneurs, avec une très grande base de notes de dégustation partagées, majoritairement en anglais. VinoCell, application française, plaira à ceux qui veulent tout détailler, jusqu’à l’emplacement exact dans chaque casier. Vinoteo se place entre les deux : moins exhaustif, plus simple, et centré sur une question, quelle bouteille ouvrir ce soir. Vinoteo importe d’ailleurs aussi un export CellarTracker.

Quelle que soit l’application, les bons réflexes ne changent pas : tenir son stock à jour, noter ce qu’on boit, et surveiller les vins qui approchent de leur apogée. Notre guide pour gérer sa cave à vin les détaille, et celui sur le carnet de dégustation explique quoi noter pour que vos notes servent vraiment.

Gardez votre export Vivino, même après l’import : c’est la photographie de votre cave à un instant donné, et la meilleure assurance contre une erreur de saisie.